I - L'Histoire du tatouage

1) Le tatouage Polynésien

 

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 un tatouage polynésien

En Polynésie, le tatouage occupait une place majeure dans la culture et les croyances depuis la création des premières tribus. Cette pratique répondait à des usages divers. En générale, le tatouage marquait l’appartenance à un rang social élevé mais avait également pour but de renforcer la fécondité et de resserrer les liens avec le surnaturel.

La confection du tatouage était une véritable cérémonie familiale et religieuse équivalente au baptême de l’enfant. Au cours de cet évènement les filles se faisaient tatouer la main droite à l’âge de 12 ans afin de pouvoir préparer les repas et effectuer l’onction des corps des morts.

La particularité du tatouage polynésien réside dans sa variété des motifs, il présente aussi bien des thèmes figuratifs tels que des animaux, des végétaux, des éléments naturels, que des formes géométriques telles que des spirales, des losanges, des chevrons, des lignes ou encore des triangles.

Néanmoins, la pratique du tatouage variait en fonction des populations même si leurs cultures étaient semblables. Nous verrons quelles sont les particularités et les différences des tatouages marquisiens et néo-zélandais.  

 

  • Ile marquise :

 

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tatouage marquisien

Pour les marquisiens le tatouage était une marque de puissance et de beauté, il représentait un milieu social aisé. De cette façon, il était interdit aux hommes de basse classe sociale de se tatouer l’intégralité du visage car cette  pratique était réservée aux chefs. 

Dans les îles marquises, le tatouage jouait essentiellement un rôle esthétique. Il était effectué par un prêtre au court d’une cérémonie où des spectateurs, uniquement des hommes, encourageaient le tatoué par des chants pour rendre la douleur plus supportable.

Pour effectuer ces marquages, le prêtre utilisait un manche en bambou sur lequel il fixait un objet pointu tel qu’un os d’oiseau, une dent de poisson ou un morceau de nacre. A l’aide d’un petit marteau, il tapait sur l’instrument pour facilité la pénétration de l’objet pointu dans la peau. Suite à cette action, il plaçait le colorant, fait à partir de noir de fumée provenant de noix de Bancoulier (arbre des îles pacifiques) mélangé avec de l’eau, dans les plais.

Jusqu’à la fin de la cicatrisation, le tatoué ne devait avoir aucune interaction sociale. Toutes les parties du corps aussi bien celles des femmes que celles des hommes, à l'exception de la paume des mains et de la plante des pieds, étaient tatouées de motifs géométriques complexes. Ils faisaient généralement appel au trait de tiki, qui est une représentation d’homme ou de dieu. Ils reproduisaient sur eux des dérivés de cet objet sacré qu’ils considéraient comme protecteur. Seuls les hommes étaient autorisés à porter des dessins figuratifs tels que des animaux (tortues, requins, raies, oiseaux tropicaux) ou des végétaux (bambou, canne à sucre, palmes de cocotier, feuilles, branches).

Du fait de ça grande douleur le tatouage était une preuve de bravoure, une marque d’orgueil ainsi qu’une fierté.Plus une personne présentait des dessins nombreux, riches et variés, plus la personne était âgée et appartenait à un milieu social élevé.

 

  • Néo-Zélandais :
 
 

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Un Moko de femme.


Les tatouages néo-zélandais étaient essentiellement liés au mariage, ils étaient effectués à l’âge de 20 ans pour permettre notamment aux jeunes femmes d’être belles et prêtes pour le mariage, à l’aide de tatouage souvent localisés sur le menton. Selon les différentes régions, les tatouages des femmes Maoris pouvaient avoir un caractère érotique. Pour les hommes ils étaient un atout de séduction.

Dans les îles néo-zélandaises, un homme sans tatouage était considéré comme lâche, efféminé et indigne de sa place dans la société. Ce peuple est célèbre pour ces tatouages recouvrant le visage et étant d’une extrême noirceur, ces tatouages sont appelés des Moko. Il revendique pour celui qui le portait l’accomplissement d’une victoire mais aussi un hommage à un être perdu ou une commémoration d’un fait marquant de sa vie. L’intégralité de ces motifs s’inspirait des formes et des éléments de la nature.

Les femmes Maoris étaient moins tatouées que les hommes. Elles soulignaient leurs lèvres de traits bleus foncés, marquaient leur menton et ornaient leur front ainsi que leurs joues de fines lignes. Alors que les hommes avaient le visage décoré de spirales mises en valeur par des cicatrices. La totalité du visage était recouverte.

 Les Maoris utilisaient un élément tranchant tel qu’un couteau ou des ciseaux pour tatouer. Ils appliquaient ensuite dans les entailles une encre composée de substances végétales et de chenilles pour les tatouages corporels, cependant l’encre des tatouages faciaux se composait de bois fortement brûlé.

 

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un moko d'homme maori 


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signification du moko

                      

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